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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 04:22

Oui, depuis quelques mois maintenant je m'étends ici beaucoup sur les jeux vidéos et les musiques qui leur sont associées. Il n'y a pas vraiment de raison  à ça sinon de penser que je ne suis plus capable en ce moment de faire preuve d'assez d'imagination et/ou de talent pour vous pondre des choses intéressantes ou au moins, des choses dont je suis plutôt satisfait. Je vis aussi les pires semaines que j'ai jamais connues. Alors que franchement, je croyais être bien blindé.

Donc bref, jeux vidéo, et musique, avant tout.


Aujourd'hui, nous allons nous pencher sur un grand classique des années 90 (oui, encore) qui a pour particularité d'avoir été l'un des premiers jeu de rôle/action au sens propre du terme à avoir été commercialisé en Europe. Je veux parler de Secret of Mana (1993, sortie européenne 1994). Enfin, surtout de sa musique, vous l'aurez compris. A partir de cet article wikipedia vous trouverez tous les éléments concernant le jeu et ce qui l'entoure, si ça vous intéresse.

Comme je suis sympa voici une vidéo standard, pour vous donner une idée, si vous ne connaissiez pas. Ceci mis à part Vous devinerez aisément qu'il s'agit d'un de mes préférés toutes catégories confondues, notamment parce que c'est avec lui que j'ai découvert les jeux squaresoft. Cet article ne sera donc pas objectif.

 

 

Bref, bref, bref, ce qui nous amène ici aujourd'hui c'est donc la musique de ce jeu, composée par Kikuta Hiroki, excellente - et moins mise en avant que celles de Uematsu ou Mitsuda - que j'avoue moi-même avoir oubliée avec les années. Le fait est que des morceaux tels que celui qui suit


 

sont ceux qui ont constamment gardé à mes oreilles une valeur inestimable. Le tout n'est pas forcément de savoir pourquoi. Sinon que la scène cinématique du jeu où vous l'entendez la première fois est vraiment très drôle. C'est d'ailleurs assez étonnant selon moi qu'elle ne soit pas plus souvent citée sur youtube, par exemple, comparée aux autres.

Kikuta a pensé son oeuvre (et répondu au cahier des charges) en tant qu'accumulation d'idées ou d'ambiances tellement variées qu'on peut parfois s'y perdre un peu, comme ci-après, où la boucle est vraiment trop courte pour ne pas en devenir énervante

 

 

 

Mais il ne faut pas s'y tromper, à part ce très léger faux pas, l'ensemble de la bande originale est de la plus grande classe, voire beauté, avec un réel souci d'hétérogénéité des influences et aujourd'hui encore elle peut se laisser écouter telle quelle.


 

 

Pour en venir, enfin, à ce qui me pousse à écrire cet article, sans pour autant avoir le sentiment de devoir convaincre quiconque, il faut déjà écouter le morceau suivant, qui, disons-le, m'a immédiatement mis en transe à l'époque, et continue de me mettre en transe aujourd'hui.

 

Transe, le mot n'est pas trop fort. Sauf qu'à l'époque, j'étais incapable de faire le rapprochement avec l'influence directe de ce qui suit, que Kikuta a utilisée de façon claire et nette.

 

 

 

 

 

Il s'agit de gamelan, la musique traditionnelle balinaise. Je vous mets ici une vidéo de très bonne qualité, avec un rythme rapide - mon préféré - et la danse qui va avec. Il faut savoir que tout ça a eu une influence phénoménale sur nombre de compositeurs du XXème, notamment des français comme Poulenc ou Ravel - que je vénère tous les deux, au cas où je n'en aurais pas déjà parlé auparavant. Mais je le répète, à l'époque, je n'étais pas capable de faire le rapprochement.

En gros, si vous voulez me faire un vrai cadeau - et c'est pas parce que Noël se pointe que je me laisse aller à cette confidence - invitez-moi à un concert de gamelan, je ne pourrai jamais résister. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait, l'année dernière sur un coup de tête, tout seul, comme ça, après le boulot, je me suis traîné jusqu'à la salle Pleyel pour ce qui restera l'une des expériences musicales de ma vie. Sans parler de la danse, pour laquelle je n'ai d'habitude, en général, pas d'intérêt particulier.

Bref, je dois ici rendre hommage à ce copain de classe de mon frère, qui des années après, au lycée alors que nous jouions - je ne sais plus à quelle occasion - et que je racontais combien j'adorais ce morceau fit comme ça "tu sais, c'est de la musique balinaise." "Ah bon ? WTF blabla"

Il faut savoir que c'est aussi de là que doit venir mon goût caractérisé pour toutes les musiques traditionnelles du monde, pour peu qu'elles gardent un certain rythme et une ambiance. Je ne résiste pas à des percussions, notamment.

Bref. Voilà, merci à toi, copain de mon frère.

L'article n'est pas encore fini et je reparlerai encore un peu de mon frère, ça lui fera plaisir, à n'en pas douter.

 

Non, non, ce pour quoi la B.O. de Secret of Mana a gardé tant de valeur ce sont ses thèmes de monstres, les gros boss, complètement survoltés et qui n'ont a priori, dans le genre, jamais été surclassés. Les américains disent "epic", et je crois que c'est  bien le mot.

 

 

 

Le suivant est - évidemment - à la fin du thème gamelan mis en lien un peu plus au-dessus. Oui, ça fait beaucoup de vidéos à la suite, j'en suis bien désolé, mais ça en vaut la peine je pense.

 

 

J'aimerais simplement que les personnes qui ne jouent pas aux jeux vidéo se rendent un peu compte de ce que représente ce dernier morceau. C'est très bizarre, mais il fait partie de ceux que j'avais oublié - je suppose que j'étais trop absorbé par le combat - alors qu'il est absolument fondamental. Vous avez là de la fusion presque conjointe à ce que feront par la suite Prodigy ou même les Chemical Brothers, par exemple, et ce, sans même leur mettre en regard les "faibles" moyens sonores de la SNES. Sans mentionner non plus le raccord parfait avec l'ambiance à ce moment précis du jeu où vous êtes poursuivi par le très inquiétant sorcier squelette que vous voyez à l'image.

Vous avez une sorte de "hardcore-gamelan" plutôt unique et qui ne dépareillerait pas en rave, avec un bon mix bien balancé dans les basses. Il y transpire un vrai goût japonais pour l'extrême gardé à un niveau étonnamment tout public.

Bref, fondamental, je vous le dis.

 

De façon beaucoup plus personnelle, je vous parlais de mon frère parce que ce jeu constitue l'un de mes meilleurs souvenirs ludiques avec lui. Oui, il était possible de jouer à 2 ou 3 ; franchement chouette, tant que vous laissez vos coéquipiers libre de leurs mouvements et que vous communiquez suffisament entre vous.

Quoi qu'il en soit, ce jeu est un grand jeu, et j'espère vous avoir donné comme j'ai pu l'envie de l'essayer si vous le ne connaissez pas encore. Il le mérite tellement. Oubliez deux secondes les craintes de régression absolue. Le temps a permis de démontrer que les jeux vidéo vont bien au-delà de ça. Vous passerez un excellent moment. Celui-ci est apparemment téléchargeable sur Iphone, par exemple, ou sur internet avec émulateur mais ça, là, je n'ai paraît-il pas le droit de le dire, alors chuuut.

A noter que sa suite, inédite en dehors du Japon - mais trouvable tout aussi facilement - s'appelle Seiken Densetsu 3, et qu'elle a toutes les qualités qu'on est en droit d'attendre d'elle.

Allez, un dernier thème pour la route.

 

 

 

 

(Vidéos youtube variées mises en ligne par UWWS pour le gamelan et dans l'ordre depuis le bas : AntiChava, BestSnesMusic, GaryGarrat, renegadeplatinum et PeyserConley. Je les ai choisies pour leur qualité sonore. Elles sont toutes issues du jeu original. Vidéo ingame par GGGamesVideos. Merci - beaucoup beaucoup - à eux. Thank you gracias danke schön blabla.)

 

(edit 30/08/11: changement de quelques vidéos avec musiques identiques)

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Published by injektileur - dans titkroniks
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