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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 04:44

(la suite de ça)

 

 

Novembre entre dans la place. Plus qu'aucune autre, elle est blasée plutôt qu'en colère. Le bordel apparaît innommable.

D'une voix forte et suffisamment assurée, elle appelle.

 

N : Octobre ! Octobre ! T'es où ? Qu'est-ce que tu fous ?

O : (entre dans la pièce à 2 à l'heure. Yeux cul de poule, cheveux Waterloo, habillée d'un simple bas de pyjama, assez sexy mais un peu sale) Ouais, ouais, j'arrive, j'arrive, crie pas, steuplaît.

N : Tu te moques de moi ? T'as vu l'heure ?

O : (se gratte le sein droit) euh, non... mais tu vas me le dire (baille)

N : Il est exactement 15h43 !

O : Ah weh, quand même...

N : T'as fait quoi exactement, depuis ta prise de poste ?

O : (elle essaye de réfléchir) Bah, pas grand-chose, j'imagine ?

N : Tu peux préciser? J'ai pas très envie de crier, mais ça m'intéresse quand même ! (en fait, si, elle commence déjà à hausser la voix...)

O : S'il te plaît, pas trop fort. On a vachement arrosé le passage à l'heure d'hiver, depuis la semaine dernière, j'ai un mal de crâne à se couper le bras pour penser à autre chose.

N : (soupire) Arrosé ? Avec qui ?

O : Bah, avec Juillet et Août, au début. Elles s'étaient engueulées, toutes les deux, beaucoup, et s'en voulaient d'avoir laissé au final tout le rangement et le boulot à faire à Septembre, qui avait aucune envie de travailler non plus... Alors elles sont repassées à l'appart, parce qu'elles voulaient se faire pardonner.

N : Septembre était là aussi ?

O : Non, pas au début. Mais on l'a pas attendue et les apéritifs sont tombés très vite.

N : Je veux pas savoir, c'était la semaine dernière, t'avais eu tout le temps avant, pour faire le ménage !

O : Bah, je sais, je sais, j'étais pleine de bonne volonté, je te jure. Je me suis dit que ça pouvait bien être à mon tour de faire un effort. Mais qu'est-ce que tu veux, j'ai perdu le fil. J'ai commencé à jouer à l'ordinateur, à mater la télé. Et pis, tu sais qu'on se sent seule, ici, alors j'ai cherché un peu de compagnie. Et je suis tombée sur un mec du calendrier lunaire...

N : (stupéfaite) Là, je suis sans voix

O : (explique) faut pas, faut pas. On a fait ça dans les règles de l'art. On a appris à se connaître, et on a vite enchaîné avec les cochonneries.

N : (moue dégoûtée) je veux pas savoir...

O : (sourire épanouie) en tout cas c'est vraiment un bon coup, et il est adorable. Le seul problème est qu'on a dû mal à accorder nos emplois du temps...

N : (sarcastique) Je suis bien désolée pour toi

O : (explique toujours) faut pas faut pas, je suis sûre qu'on trouvera un moyen.

N : Laisse tomber. Le prends pas mal, mais là, tes histoires de cul, je m'en fous royal. On a surtout une coloc à faire tourner. Septembre, elle a fait quoi, alors ?

O : (se gratte le ventre, le temps de remettre ses idées en place ) Bah, Septembre, elle est arrivée après la dégustation des vins... Le mal était déjà fait, je te le dis, moi. Mais elle a une descente d'enfer donc on a bien bien rigolé jusqu'à hier soir où je crois qu'Août a manqué de peu le coma éthylique. Juillet l'a ramenée, genre transportée à la gare, et elles sont finalement parties toutes les deux. Je t'avoue que je sais pas trop vers où ; j'étais bien torchée aussi (elle gémit et porte les mains à ses tempes)

N : (ton réprobateur) Franchement, vous avez quel âge ?

O : (arrangeante) Bah, une année de temps en temps ça fait de mal à personne...

N : Si, à moi, déjà, maintenant, et à nous toutes. Ce bordel va pas pouvoir s'accumuler très longtemps. Il va vraiment falloir agir...

O : (montre la caméra) Bah, l'autre con, derrière l'écran, là, il dit qu'il manque d'idées, qu'il est fatigué...

N : (décisive) On s'en fout, il fera ce qu'on lui dit de faire, c'est lui qui nous obéit, pas l'inverse !

O : D'accord, d'accord, tant mieux, mais par pitié, arrête de crier, s'il te plaît !

N : Et va pas croire que je ne vais pas te punir après avoir entendu et constaté ta conduite, vos conduites inqualifiables, à toutes les trois !

O : (inquiète) ah ? Et ce sera... quel genre de punition ?

N : Les Guns'n Roses, mon heure de gloire, avec plein de solos de guitare ! (sadique)

O : NAAAONNNN, PITIÉÉÉÉ !

 

 

 

 

 

(T : yep, et en plus il pleut vraiment au moment où je mets en ligne. Si ça c'est pas la classe, alors dites-moi ce qu'est la classe...)

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 01:41

(ceci est en train de devenir une série en tant que tel, vous pouvez lire les textes précédents ici)

 

Dans une grande salle qui - supposons - put être blanche immaculée par le passé, Septembre entre seule et se fige d'un coup avant de laisser éclater une colère comme elle n'en a pas connue depuis une éternité.

 

Le désordre est énorme. De l'ordre de l'auto-cambriolage.

 

(transcription littérale du monologue pas intérieur)

 

S: Putain, mais c'est quoi ce bordel qu'elles m'ont foutu, les autres cruches !?! Tous les ans c'est pareil ! Ras le cul ! Elles le font vraiment exprès, c'est pas possible... Et pis l'autre glandu, là, derrière son écran tout le temps, en train de geindre parce qu'il va avoir 30 ans... Non mais quel incapable. Même pas les couilles de m'aider à ranger ce foutoir...  

(elle se tait quelques secondes, en essayant de se calmer.)

(elle échoue)

Franchement... ça tombe toujours sur moi, la rentrée. Ras le bol. Y'a plein de pays où c'est différent, alors pourquoi on me fait chier, comme ça ? J'étais plutôt sympa, moi, à la base. Je me force même, quand je suis de bonne humeur, à leur sortir leur été indien à la con, là. Et c'est comme ça qu'on me remercie ? Faut pas déconner, non plus... De toute façon ma bonne humeur, c'est comme les truffes,  très rare, très cher, et elle se récolte - manque de bol - en hiver.

Merde, merde, et remerde.

Je laisse l'autre mou du bulbe se charger de rectifier le tir...

 

(elle s'en va en claquant la porte)

 

 

Vous savez, il fait toujours plus de son mieux, l'auteur, pour rectifier le tir. Il use d'artifices faciles, comme planter la belle chanson que vous trouverez ci-dessous, pas du tout originale en ces circonstances. Il se perd en conjectures et illusions perdues et, vous l'avez constaté, Septembre lui fait gravement la gueule. A raison ou à tort. Et il croit savoir pourquoi)

 

 

 

(Septembre revient soudain, comme une trombe, à peine calmée)

 

S: Et putain c'est quoi encore cette 3ème personne du singulier à la mords-moi l'machin, hein ?!

T : Bah... Je sais pas ? Genre, distanciation classe ?

S : ........ (pas convaincue)

T : Tu sais, ça se fait souvent, chez les "grands auteurs"

S : ........  (pas convaincue, du tout)

T : ........  (bergmanien)

S : Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

T : Boh, rien, plus rien... En tout cas, tu brides ma créativité

S : Elle a pas besoin de moi pour être bridée. Franchement.

T : .......

S : Allez, fous-moi le camp

T : Euh, c'est toi qui t'étais barrée, et je suis un peu toujours ici chez moi, malgré tout, permets-moi de te le rappeler...

S : Ah.......

T : Eh weh !

S : Dis, à ce propos, je m'énervais mais......

T : .... Mais quoi ?

S : J'aurais droit à un vrai texte, l'année prochaine ?

T : ....... (essaye le regard à la Kitano, et foire)


S : .... (elle l'observe avec incompréhension) Okay, on verra ça le moment venu

 

(Septembre ressort, et reclaque la porte pour se garder une contenance. L'auteur ressort quant à lui son téléphone pour jouer et battres ses records à Tappi Bear)

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 02:04

JL: "Dis-moi, ma belle"

A:  "Oui ?"

JL: "Ca craint pas un peu, là, seules toutes les deux ? En plus j'ai vraiment un sale tête, j'ai pas envie de te filer le relais et partir comme ça, c'est la honte !"

A: "Que veux-tu, c'est pas de ma faute si t'as assuré comme une truie pendant ta période"

JL: "Mais j'y pouvais rien, je suis pas complètement responsable non plus!"

A: "Probablement pas, non... Bon, elles sont où les autres ?"

JL: "Je sais pas. Elles se sont probablement barrées le plus loin possible. Je crois qu'elles t'aiment pas..."

A: "Les garces..."

JL: (l'imitant) "Que veux-tu, c'est pas de ma faute si tout le monde n'est pas obligé de t'aimer et d'apprécier ta perfection formelle, comme euh... fonduelle..."

A: (riant) "Arrête ça, laisse le vocabulaire à Avril ou Mai... Et je me fiche bien de savoir ce que les autres pensent de moi. Je connais ma valeur et si tout le monde m'aime bien, c'est tant mieux. Et je crois que si tout le monde m'aime bien c'est qu'il y a peut-être une raison..."

JL: "Comme tu te la joues, maintenant... M'enfin, c'est pas très surprenant de ta part... Sinon, c'est quoi tes plans, pour ta période, donc ?"

A: (perplexe) "Aucune idée... Tu sais, j'ai mis 2011 ans à l'admettre, mais je crois que je m'ennuie. Ma perfection m'ennuie. Parce que la perfection est ennuyeuse. C'est la vérité. Je suis pas comme toutes ces filles unilatérales. Je m'adapte vite aux situations, je corrige les tirs. Je sais me reposer comme travailler à la chaîne en plein désert. Et par désert, je veux dire désert, concret ou abstrait... (elle s'arrête pour réfléchir) Oui, je crois bien que je m'ennuie de mon omniscience et de mon omnipotence..."

JL: "Ma pauvre chatte... C'est vrai que c'est un drame quotidien que tu vis chaque année... Mais plus sérieusement, concrètement, comme tu dis : qu'est-ce que t'as prévu ? Point de vue politique, économique, social, culturel, et tout le tremblement ?"

A: "Pffff, tu m'emmerdes avec tes questions ? Pourquoi c'est toujours sur moi que ça tombe ? C'était pas mon rôle, à la base, d'accord ? Y'avait Avril et Mai, pour toutes ces histoires !"

JL: "Tu sais qu'elles ont pas inventé la poudre... et je reste polie..."

A: "Et alors, toi, t'as fait quoi ?"

JL: "Bah moi, justement, cette année encore j'ai géré les deux cruches et ça m'a mise de très mauvaise humeur... Juin, cette année, elle a vraiment rien glandé, je sais pas ce qui s'est passé..."

A: "C'est vrai qu'elle a un peu changé, ces derniers temps. Je trouve ça dommage. Je l'aimais bien, et je pense qu'elle ferait une bien meilleure voisine que toi..."

JL: (plutôt vexée) "Merci, t'es gentille..."

A: "..."

JL: "Bon, c'est pas ça qui fait avancer le débat. Je t'ai filé les clés cette semaine, alors c'est toi qui est responsable. Ta vie et tes atermoiements de princesse, il faut que tu saches que je m'en fous pas mal. C'est juste qu'on est une équipe, et qu'il faut que les affaires tournent. Alors maintenant, même succinct (regard interrogateur pour vérifier que le mot existe bien) je veux que tu me fasses un petit résumé de tes plans."

A: "Maintenant ?"

JL: (autoritaire) "Maintenant."

A: (agacée et gênée à la fois) "Je t'ai dit que j'en ai aucun..."

JL: "... et donc ?"

A: "Je crois que comme d'habitude, je vais tout laisser tel quel et refiler les dossiers à Septembre quand elle se pointera. Tu sais qu'elle adore ça." (elle sourit)

JL: (gros soupir) "..." 

 

 

 

 

 



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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 01:40

Cette année, Juillet fait vraiment la gueule. Elle se fout de se que l'on attend d'elle. Le soleil n'est pas sa priorité. Si tant est qu'il l'ait déjà été.

Elle sait surtout qu'elle s'est pris des mandales, autant au propre qu'au figuré. Elle sait la seule chose à savoir et à réciter comme un mantra. "Imagine le pire et dis-toi bien que c'est et sera encore pire que ce que tu imagines"

 

Elle est un peu trop imbue de sa personne. Grandiloquente, voire. Elle se vante de ne pas être une fausse timide.

 

La vérité est que Juillet est simplement taiseuse, et que c'est mieux comme ça.

 

 

(musique : "Requiem" de Kashiwa Daisuke. Mis en ligne sur youtube par XHeart360)
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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 01:21

Même desséchée au troisième degré, Juin devant vous se présentera comme chaque année, imperturbable. Elle sera à peine maquillée, presque brutale. Elle sera remplie de contradictions et n'oubliera pas de vous le faire comprendre. Presque vulgaire. Surjouée.

 

Juin est surjouée, juin perd l'extase et l'inspiration mais juin est là. Juin reste là. Juin va beaucoup trop vite parfois.

Juin est bancale mais elle est là.

Juin devrait être la plus équilibrée parmi les déséquilibrées. Force est de constater que c'est raté.

 

Elle s'offrira à vous comme chaque année, imperturbable. Elle sera trop blasée, presque létale. Elle restera coite dans vos moments de doute et vos inutiles introspections. Elle s'emplira lentement des dizaines et des dizaines de mélancolies successives qui vous assaillent à chacun de ses retours.

Puis vous vous défendrez. Puis vous contre-attaquerez. Puis vous n'aurez qu'à vous baisser pour la ramasser lorsqu'elle cèdera sous vos assauts mal calculés. Vous l'enterrerez sans trop de regrets. Vous la pleurerez un peu, histoire de faire bonne figure. Vous la redouterez un instant encore. Puis vous l'oublierez d'un coup. Question de survie.

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

(video unrelated, comme on dit. En espérant que ça puisse faire plaisir à quelqu'un...)

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 13:04

Bonjour à toutes, bonjours à tous. Je m'appelle Mai ("bonjour Mai"). J'ai 2011 ans officiellement. En fait je suis beaucoup plus vieille, tout en faisant très très jeune. J'ai eu une vie difficile parce qu'on attend toujours trop de moi. Oui, c'est pour ça que ça fait un bon moment maintenant que je participe à ces réunions MA (ndlr : Mois Anonymes) parce que je souffre beaucoup de l'image de moi-même que les gens me renvoient, et de l'idée qu'ils se font de moi.

(silence, Mai cherche ses mots)

Déjà, je n'ai pas un nom facile à porter. Quand j'étais petite, on m'appellait la chèvre. Mais ce n'est pas le pire.

La dernière fois j'ai été très émue par l'histoire d'Avril, qui racontait qu'on l'a prenait sans arrêt pour une idiote. Moi, on me prend pour une fille facile depuis des génération et des générations. "En Mai, fais ce qu'il te plaît" Non, mais vous imaginez ? Vous imaginez ce que c'est de vivre ça au quotidien ? Et je parle pas qu'avec les garçons. Dans le travail, dans les études, dans mes loisirs, dans mes relations amoureuses et même familiales j'ai beaucoup souffert, oui. Je n'exagère pas.

Mais tout ça c'est presque fini. J'ai beaucoup souffert, jusqu'à aujourd'hui. Pourquoi jusqu'à ajourd'hui ? Parce que oui, ces dernières années je me sens un peu mieux.

Oui, je suis devenue un peu vicieuse, presque méchante. Je me suis organisée pour que les gens soient de plus en plus allergiques à mes attaques de foin et de pollens. Et ça marche. Je ne suis pas fière mais c'est un juste retour des choses. Je suis devenue une professionnelle des réactions en chaîne.

Pour chaque fois que dans ma vie on m'a dit "Avec toi, Mai, je vais faire ce qu'il me plaît" OU "Mai, arrête de faire que ce qui te plaît" je veux quelqu'un avec le nez pris comme dans du plâtre. Je veux des guirlandes de glaires, des cascades de rhinites laryngites, des forêts de sinusites et d'autites. Je veux des zites et des tites. Mais je ne veux pas non plus passer pour un monstre. J'aime aussi les enfants et les animaux dans les parcs, et les amoureux sur les bancs publics.

 

(rires nerveux)

 

Voilà, ce sera tout je pense.

 

(applaudissements)

 

 

(elle réfléchit deux secondes...)

 


Oh, et bien sûr, pour le prochain ou la prochaine qui me sort "Y'a pas de Mai" et TOUTES ses variantes possibles je réserve la méningite. La version mortelle. Parce que Mai elle a beau être le printemps, elle a aussi le bras long.


Qu'on se le dise.

 

(Silence légérement gêné du groupe, puis faibles applaudissements, avec des reniflements un peu inquiets)

 

Merci.

 

 

 

 

 

 

vidéo : BA "May" (2002) de Lucky McKee, mis en ligne sur youtube par UnclesBeans

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 03:33

Dépendante de tout un tas de facteurs sur lesquels elle n'a aucune, absolument aucune influence, Avril sait néanmoins se démarquer de l'autre pseudo-punkette avec ses chansons toutes litotes dehors avec l'excellence. Elle sait amuser la galerie. Elle est jolie. Elle garde mal ses mystères parce que tout le monde l'attend au tournant et la connaît par coeur. Genre quand on se retourne et qu'on lui crie "weeeh, Avril, découvre-toi de ton fil, les strings c'est plus à la mode ! "

C'est Mars la première à se moquer d'elle, toujours un peu agressive quand on lui pique la place, et un peu grasse au niveau du bidon parce que votre serviteur l'a trop nourrie.

Mais Avril n'en prend pas ombrage puisqu'elle est plutôt gentille, avec une capacité réelle à oublier les horreurs. La vérité est qu'elle peut en quelques minutes égayer son entourage, même après ou pendant les pires situations les pires cauchemars, vécus pour de vrai de vrai ou non.

 

Donc pour abréger en résumé court minimal à cette époque de l'année le monde est plutôt joyeux même si Avril passe un peu pour la blonde de la bande. Qu'on se le dise et la boucle sera bouclée plus tôt que prévu.

 

 

Et ne vous sentez pas du tout obligés de cliquer ci-dessous. La maison vous en sera reconnaissante. 

(C'est carrément subliminal et le message caché dans les paroles est beaucoup trop subtil.)

 

J'ai juste les oreilles qui saignent, en fait.

 

 

 

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 03:19

Non, parce qu'à l'origine, Mars c'est un peu beaucoup le dieu de la guerre. Difficile donc de lui trouver une quelconque féminité comme nous avons eu la bizarre habitude d'attribuer jusqu'à présent aux mois le sexe dit faible. Genre des allégories foireuses auxquelles on tient sans trop savoir pourquoi.

Dans le cas de Mars, de fait, c'est compliqué. Pour l'inconscient collectif c'est la mort de l'hiver, et la naissance du printemps. Dans certaines régions du monde vous pouvez assister à de grosses tempêtes de neige au 21 de ce mois si apprécié, alors faisons fi des généralités.

Assez de jeunes filles en fleurs, d'oiseaux qui piépiètent, de petits coeurs qui volètent, de gazon vert qui pique ou du foin qui pique quand on y fait l'amour - avec des témoignages actuels citadins réclamés - assez de bons sentiments foireux faits pour vendre l'invendable.

Mars, c'est la guerre déclarée, la guerre totale. Tout simplement. Mars c'est la renaissance dans la souffrance comme la vend le bouddhisme dans ses bases. Mars c'est la fausseté et le ridicule de tous les photosensibles qui se font persuader que le soleil est la seule source de leur bien-être et de leur santé. Mars c'est aussi les averses et la boue des campagnes.

Pourtant, pourtant, au delà du beau temps espéré, jamais avéré, Mars est également susceptible d'abriter de très succints moments d'harmonie et de paix. Comme le silence et les rires qui savent parfois exploser au milieu d'un pays en guerre.

Au cours du mois de Mars vous aurez effectivement toujours l'occasion de croiser une jeune fille très court vêtue pour qui le combat commencera et finira dans son lit, où elle comprendra qu'elle a chopé une crève monumentale.

 

Mais à l'image de la Vie dans la souffrance entrecoupée de petits havres de plénitude, vous aurez pour vous peut-être, à la lueur du soleil étrange combiné au vent fripon, la vision involontaire ou presque de la culotte à pois bleus de la jeune fille en question.

 

 

 

 

(nuhu, la culotte à pois est évidemment allégorique, si j'avais voulu faire dans la philosophie, j'aurais parlé d'un tanga à rayures. Dans l'économie un shorty uni. Et non, je vous vois venir, le string est une dictature aussi dépassée que celle de Kadhafi. Point. Ou pois. Naha.)

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 22:26

Les départs en pleine verve. Que l'on croyait. La peine des débuts difficiles qui se dissout dans l'air ambiant. La jeune fille supplémentaire que vous aimeriez avoir à vos côtés, ne serait-ce que pour vous tenir chaud. Les illusions magnanimes. La haine retentissante mais rentrée et cette énergie-ci, dans la brûlance.

Février a la valeur des promesses oubliées plutôt que non tenues. L'herbe coupée sous les pieds elle n'a pas su se renouveller et c'est là-dedans qu'il faudra se résoudre à lui trouver du charme.

Changeante cyclique et bâtarde une fois sur quatre elle danse sur trois pieds comme d'autres se lancent dans la musique d'ascenseur. Elle est silencieuse et frigide, touchante. Elle se perd depuis toujours dans des conjectures lancinantes bien que valides. Mais elle ne dure qu'un temps et retrouve finalement sans trop d'encombres son chemin au-delà du simple et pathétique apparat que chacun cherche à donner à sa propre vie.

 

 

 


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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 05:54

Janvier n'est pas aigrie. Juste un peu ballotée entre les différentes responsabilités qu'on lui assène. Elle n'a pas pour habitude de mentir ou de falsifier ses doutes quant aux malsaines intentions de celles et ceux qui lui obéissent soi-disant. Un peu plus que les autres Janvier est mélancolique sans pouvoir l'exprimer. Elle n'est ni aussi belle, ni aussi sensible que Décembre. Elle a pour vocation de tout faire renaître et pourtant elle sait que ces "dates" sont tellement arbitraires que si elles n'étaient pas humaines elles en deviendraient ridicules.

La seule réalité se trouve dans les saisons, et force est de constater qu'au début de l'hiver, Janvier, sans les charmes et les atouts de ses soeurs proches, est mal lotie. Certaines âmes bien pensantes lui associeront les soldes, mais ceci est tellement actuel et matérialiste-consumériste qu'il vaudrait probablement mieux ne pas l'évoquer. Il y a aussi l'épiphanie et l'odeur des galettes qui ne sont pas au goût de tout le monde que cela se sache.

Janvier commence la bouche pâteuse et se finit dans l'illusion généralisée des bonnes résolutions qu'on ne se crée plus, ou en secret, au cas où... Elle n'a pas d'intérêt propre sinon le calcul de ce temps filant entre les doigts.

Elle a la solitude dans la continuation, et la verve fatiguée des lendemains de fête où on ne reconnaît plus personne, si tant est qu'on en ait envie. Sans même évoquer toutes celles et ceux pour qui Janvier commence dans le dénuement sentimental et formel le plus absurde.

Ainsi et pour ces personnes-là plus particulièrement, triste est le sort de ce mois qui n'a pas de but précis, mais des illusions en souffrance pour les onze mois suivants.

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